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Affichage des articles du décembre, 2025

Parthenope

Naples magnifiée dans un film où le mystère et l’esthétique se mêlent pour interroger la condition humaine. L’absurde est-il dans le décor ou la recherche de sens? La fourberie est-elle vanité? La beauté suffit-elle pour dissimuler le vide? Et si le beau était le sens? Où est-ce l’errance qui est le sens? Parthenope interroge, dérange, dit tout en disant peu. Les images s’impriment dans la mémoire, le doute aussi. La poésie s’installe car c’est peut-être la seule issue. Encore un grand film de Sorrentino, qui sait mettre en scène le drame de la condition humaine.

Garnier vs Bastille

L’Opéra Garnier vomit de l’or, des miroirs, du decorum. L’on y vient pour jouer un rôle, se filmer dans un conte de fée; faire les beaux.  L’Opéra Bastille n’a pas repris cette vocation secondaire de la maison d’opéra. Les couloirs ressemblent à des halls de gare; personne n’a envie de se déguiser pour déambuler le long des quais. On observe la ville depuis de grande baies vitrées, on paie son sandwich aussi cher qu’il se peut dans un bar d’opéra, mais on est habillé comme pour aller travailler. À Bastille, on ne vient pas se montrer, on vient assister à des spectacles qui vendent du rêve. La qualité est toujours au rendez-vous. Cette scène est une référence mondiale, n’est-ce pas? Les plus grands artistes prennent leur rôle et la planète aura son avis. La mise en scène fait parler d’elle, les costumes et les décors font rêver, la musique est interprétée de la meilleure des façons. Les sièges sont confortables, la vue complète. Je ne sais pas qui vient à l’Opéra Bastille, mais il f...