Augustine
Ce film a 36 ans ; l’âge d’Augustine quand elle décéda d’une pneumonie. Ce n’est pourtant pas seulement ce drame qui émeut aux larmes 36 ans après. On peut pleurer de tristesse, de joie, de reconnaissance. Dans cette adaptation du roman de Marcel Pagnol, on pleure de tout. De beauté pour ces paysages de Provence ; d’attendrissement devant cette famille qui livre un bonheur simple ; de reconnaissance pour ces valeurs qui pourraient sembler d’avant mais qui touchent l’homme en sa condition: la loyauté, la transmission, l’amour, le lien à la terre, aux amis, à la famille. On pleure de tristesse profonde quand Augustine meurt trop tôt. « Le château de ma mère », c’est tout un monde qui dit tellement sur l’être humain et ses idéaux. On pleure de bonheur face à cette harmonie ; on pleure de ne pas réussir à transmettre ces sentiments à la prochaine génération qui trouvera l’œuvre sans intérêt. On pleure d’être d’un autre siècle et de voir le fossé se creuser entre les âges. Enfin, on pleure ...