Naples magnifiée dans un film où le mystère et l’esthétique se mêlent pour interroger la condition humaine. L’absurde est-il dans le décor ou la recherche de sens? La fourberie est-elle vanité? La beauté suffit-elle pour dissimuler le vide? Et si le beau était le sens? Où est-ce l’errance qui est le sens? Parthenope interroge, dérange, dit tout en disant peu. Les images s’impriment dans la mémoire, le doute aussi. La poésie s’installe car c’est peut-être la seule issue. Encore un grand film de Sorrentino, qui sait mettre en scène le drame de la condition humaine.
« Elle s’installe près de la fenêtre, sort son journal et son walkman. » Cette phrase d’un roman de 2023 me plonge dans cette interrogation qui me taraudait l’autre jour : Pourquoi n’a-t-on pas de peine aujourd’hui à accepter les écouteurs et autres casques bien voyants alors qu’à l’apparition du walkman, dans les années 80, l’engin était si mal vu ? Sortir son walkman, poser ostensiblement le casque aux mousses qui s’effritent sur ses oreilles, qu’on en a un, choisir sa cassette, peser sur les boutons, revenir en arrière pour entendre encore une fois la piste 4, accrocher l’objet à sa ceinture, marcher librement tout en écoutant de la musique, dodeliner de la tête, être dans son monde aux yeux de tous, ne pas les entendre et les envoyer paître indirectement, par indifférence. Interdit en société ! C’est malhonnête, individualiste, peu respectueux de l’entourage ! Cache-moi ça et sors-le seulement quand personne n’essaie de te parl...
On sentait le pétrichor avant même qu'il ne pleuve. Les animaux avaient perçu le tremblement de la Terre bien avant les hommes. Ils connaissaient le danger qui se préparait. Agités d'abord, ils avaient couru partout puis avaient disparu dans des abris inconnus. La clairière était déserte. Les feuilles des arbres ont commencé à frémir. J'ai compris. Rien n'avait été annoncé. J'ai regardé le ciel: il était noir et épais. J'ai écouté mon intuition: "N'y va pas." J'y suis allée ; avec un parapluie. Je suis maintenant au coeur de la forêt. Mon parapluie ne me servira à rien. Un souffle s'élève de la forêt; une vague destructrice soulève la poussière et les feuilles mortes. Une rafale retentissante comme trois avions de chasse qui passeraient le mur du son paralyse mon tympan. La violence de ce vent venu d'ailleurs me projette au sol. Mon nez touche l'humus. Une odeur de moisi s'infiltre dans mes sinus. Il n'y a personne, seuls l...
Chère Lise, ton texte est magnifique ! tu as tout compris ! Avec toi, Denise
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