Naples magnifiée dans un film où le mystère et l’esthétique se mêlent pour interroger la condition humaine. L’absurde est-il dans le décor ou la recherche de sens? La fourberie est-elle vanité? La beauté suffit-elle pour dissimuler le vide? Et si le beau était le sens? Où est-ce l’errance qui est le sens? Parthenope interroge, dérange, dit tout en disant peu. Les images s’impriment dans la mémoire, le doute aussi. La poésie s’installe car c’est peut-être la seule issue. Encore un grand film de Sorrentino, qui sait mettre en scène le drame de la condition humaine.
-Tu reconnaîtras « Taratam, taratam taratam tam tam tam, taratam tam tam tam tam. » L’ouverture de Guillaume Tell. Rossini fait défiler des paysages helvétiques à nos oreilles enchantées. On rend visite aux Waldstätten et on se sent bien dans leurs contrées. L’orage, la paix, la course; les montagnes, le lac. Rossini connaît le genre humain, ses peurs, ses joies ; il a tout compris au point de faire aimer leur Suisse aux citoyens bougons ou boudeurs de la réussite helvétique. Rachmaninov nous emmène ailleurs, inspiré d’un italien (quand même); il tire les sentiments jusqu’à la rupture. La nostalgie slave se mêle au rêve américain. Tout demeure plein, parfois spectaculaire, parfois délicat. Enfin Richard Strauss rend hommage à toute l’inventivité de la musique occidentale jusqu’à confondre l’auditeur du XXIe siècle: c’est de la musique de film, non? Eh non! Mais la musique de film est de la grande musique classique. Une fois n’est pas coutume: la société des concerts a ravi son pu...
J'entre dans le Palais Garnier. Trois ans que j'attendais ça. Il a fallu le bon jour, le bon horaire, le temps. On n'entre pas n'importe quand à l'Opéra Garnier. Le plus simple serait d'avoir un billet pour un ballet, mais ça aussi, c'est difficile à obtenir au bon moment. Comme tous les curieux, je visite le Palais Garnier en payant mon entrée pour voir uniquement le décorum du spectacle. Je viens la voir, elle. Elle est là, à l'entrée, c'est elle qui accueille tous les visiteurs. Elle est effrayée, elle est splendide! Tout le monde s'arrête pour la photographier. Marcello a réussi un coup de maître ... ou de maîtresse plutôt. La véritable Pythie est plus grande que je ne me l'étais imaginé; plus tourmentée aussi. Je pensais que c'était le coeur humain qui l'apeurait; mais aujourd'hui, c'est ce spectacle de la vanité qui se joue sous ses yeux. Le lieu est monumental comme une église plus que baroque. L'or, les mosaïques...
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