Naples magnifiée dans un film où le mystère et l’esthétique se mêlent pour interroger la condition humaine. L’absurde est-il dans le décor ou la recherche de sens? La fourberie est-elle vanité? La beauté suffit-elle pour dissimuler le vide? Et si le beau était le sens? Où est-ce l’errance qui est le sens? Parthenope interroge, dérange, dit tout en disant peu. Les images s’impriment dans la mémoire, le doute aussi. La poésie s’installe car c’est peut-être la seule issue. Encore un grand film de Sorrentino, qui sait mettre en scène le drame de la condition humaine.
-Tu reconnaîtras « Taratam, taratam taratam tam tam tam, taratam tam tam tam tam. » L’ouverture de Guillaume Tell. Rossini fait défiler des paysages helvétiques à nos oreilles enchantées. On rend visite aux Waldstätten et on se sent bien dans leurs contrées. L’orage, la paix, la course; les montagnes, le lac. Rossini connaît le genre humain, ses peurs, ses joies ; il a tout compris au point de faire aimer leur Suisse aux citoyens bougons ou boudeurs de la réussite helvétique. Rachmaninov nous emmène ailleurs, inspiré d’un italien (quand même); il tire les sentiments jusqu’à la rupture. La nostalgie slave se mêle au rêve américain. Tout demeure plein, parfois spectaculaire, parfois délicat. Enfin Richard Strauss rend hommage à toute l’inventivité de la musique occidentale jusqu’à confondre l’auditeur du XXIe siècle: c’est de la musique de film, non? Eh non! Mais la musique de film est de la grande musique classique. Une fois n’est pas coutume: la société des concerts a ravi son pu...
« Elle s’installe près de la fenêtre, sort son journal et son walkman. » Cette phrase d’un roman de 2023 me plonge dans cette interrogation qui me taraudait l’autre jour : Pourquoi n’a-t-on pas de peine aujourd’hui à accepter les écouteurs et autres casques bien voyants alors qu’à l’apparition du walkman, dans les années 80, l’engin était si mal vu ? Sortir son walkman, poser ostensiblement le casque aux mousses qui s’effritent sur ses oreilles, qu’on en a un, choisir sa cassette, peser sur les boutons, revenir en arrière pour entendre encore une fois la piste 4, accrocher l’objet à sa ceinture, marcher librement tout en écoutant de la musique, dodeliner de la tête, être dans son monde aux yeux de tous, ne pas les entendre et les envoyer paître indirectement, par indifférence. Interdit en société ! C’est malhonnête, individualiste, peu respectueux de l’entourage ! Cache-moi ça et sors-le seulement quand personne n’essaie de te parl...
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