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Du bien-être en périphérie

Prendre Berne puis Neuchâtel et sortir à Bethlehem...faire confiance à son étoile, prendre le bon giratoire et nous y voici: un centre de bien-être en périphérie de la capitale. Un temple du capitalisme pour gens de leur siècle, celui de la consommation et du numérique. Il fait bon chaud à Bernaqua. Tout y est bien pensé: les familles se marrent et les ados font splash. Tout est propre et on ne voit même pas les sauveteurs. On peut même manger en costume de bain; en « chargeant » son badge...Mais pour qui cherche à se ressourcer dans un spa, je conseillerais d’autres lieux plus charmants que cette gigantesque aire d’autoroute du XXIe siècle. Le seul endroit calme et reposant, où l’on peut écouter de la musique les oreilles dans l’eau, est muni d’un écran géant qui hypnotise les baigneurs... Vous pouvez donc vous baigner à Westside, mais aussi manger international et faire vos emplettes . Un marathon d’enseignes variées happent le passant pour l’attirer dans ses rets; même si au final...

Vague à lame

Elle surgit sans qu’on ne s’y attende Vous enveloppe d’amertume Boit votre bonté Vous dégueule dans le dos Lit par dessus votre épaule Et coupe dans vos certitudes.

Le rôti du dimanche

Les tomates se délectent du jus du rôti qui tourne paisiblement sur la broche. C'est le secret de l'oncle Claude: les tomates sous le rôti. Nous arrivons à onze heures, tante Alix coupe les tomates. Nous prenons l'apéro en grignotant des cacahouètes salées. Nous attendons que le rôti soit cuit. Treize heures, Sophie et moi aidons grand-maman P. et tante Alix à mettre la table sous la tonnelle romantique: des glycines épousent la structure qui recouvre la jolie table blanche et ses chaises en fer forgé. Il y a des petits trous sur la table, un liseré de petits cercles qui forment une frise sur tout son pourtour. J'adore y appuyer mes doigts tout en sachant très bien qu'ils ne passeront jamais. Tout le monde se met à table après avoir admiré les beaux rosiers et le jardin potager bien entretenu. C'est un dimanche d'été, il fait bon sous la tonnelle de l'oncle Claude et tante Alix. On aimerait tellement que tous les dimanches soient aussi harmonieux, juste...

Pour plaire

Un thème fébrile Des mots tranchant Les âmes Des onomatopées gueulant Des drames Une fin servile Pour combler de reconnaissance Le cœur vide et l’art-prétexte Au-delà d’un texte Des paroles à contre-sens.

Au bistrot du coin

On y vient souvent seul le vendredi midi.  On y mange une soupe ou autre bocal original. On y vient pour se retrouver à demi. On y vient parce que c’est central. On y croise la cousine ou l’amie. Le coin est chaleureux pour un jour hivernal. On s’y installe furtivement, notre temps est réduit. On y passe comme le courant d’air qui traverse le hall. On y est bien, c’est le Point Commun !